Médias

Des réseaux sociaux en émergence

Curieux, je voulais tout simplement voir si quelque chose de signifiant se produirait. Je désire comprendre ce phénomène « de l’intérieur », tout comme je le fais depuis quelque temps dans Second Life.

Plusieurs décrivent l’avènement des réseaux sociaux tels Facebook, My Space, Second Life et les blogues comme des phénomènes marquants de l’évolution d’Internet.

Mais, en quoi ces outils sont-ils ou seront-ils marquants ?

Je me suis inscrit sur Facebook le 3 juin 2007.

Curieux, je voulais tout simplement voir si quelque chose de signifiant se produirait. Je désire comprendre ce phénomène « de l’intérieur », tout comme je le fais depuis quelque temps dans Second Life.

Plusieurs décrivent l’avènement des réseaux sociaux tels Facebook, My Space, Second Life et les blogues comme des phénomènes marquants de l’évolution d’Internet.

Mais, en quoi ces outils sont-ils ou seront-ils marquants ?

Francis Pisani a consacré à ce sujet plusieurs billets sur son blogue Transnets. On y apprend, entre autres choses, qu’un clivage social existe entre MySpace et Facebook. Le premier étant fréquenté par les masses populaires alors que le second est davantage utilisé par les universitaires et les gens branchés. On découvre aussi que chaque région du monde développe une préférence marquée pour tel ou tel réseau social. Ainsi, au Canada ce serait Facebook alors qu’aux États-Unis, ce serait MySpace. En Inde et au Brézil, ce serait Orkut et en Europe, la préférence irait aux blogues... en France ce serait Skyblog, maintenant devenu Skyrock, en Russie, LiveJournal..

J’ai déjà pu constater que le facteur générationnel est aussi assez évident... dans le cas de Facebook, en tout cas. Je crois bien être le seul quinquagénaire au Québec à être inscrit dans le système ! :-)

Au-delà de la pertinence sociale de tels instruments, pouvons-nous parler d’un apport marquant sur le plan de la communication ?

Pouvons-nous établir un lien synergique entre la nature rhétorique et la nature phatique des messages lorsqu’il s’agit de développer des réseaux sociaux virtuels ?

Je compte bien vous faire part de ma réflexion sur ces questions dans les prochains mois.

Aujourd’hui, j’aimerais vous livrer ce que j’ai pu constater depuis mon inscription.

Au départ, j’étais conscient que ça prend des invitations pour pouvoir interagir avec les autres membres du réseau ainsi que pour faire partie d’une communauté de membres. Je suis donc resté inactif quelques semaines avant de recevoir ma première invitation (une surprise), venue de Nathanaël, l’associé de mon fils Simon.

Sur la page de Nathanaël, j’ai pu consulter sa liste d’amis et amies du réseau. Parmi ceux-ci, mon fils et Léonie sa copine ainsi que d’autres personnes avec qui j’ai été en relation professionnelle. Premier constat : parmi les amis de Nathanaël, personne, à part moi, n’a plus de 30 ans.

C’est en allant consulter les pages des autres amis de Nathanaël que j’ai découvert que je connaissais des « amis de ses amis » et parmi ceux-ci, une forte délégation d’élèves de l’École Tourterelle, une école alternative primaire où j’enseignais il y a plus de 10 ans.

Depuis cette découverte, deux élèves m’ont invité à fait partie de leur liste. La première parce que je lui avais écrit un message dans la messagerie interne de Facebook et l’autre l’a fait de sa propre initiative.

Comme j’avais parlé de Facebook à Sandra, ma collègue au RÉCIT, elle s’est inscrite. Sandra a renoué elle aussi avec des gens qu’elle n’avait pas vus depuis un certain temps et elle a été assez gentille pour m’ajouter dans son cercle d’amis. Depuis, l’une de ces amies est allée la voir jouer au Festival du Jazz de Montréal (elle joue avec le groupe de percussions Zuruba).

Hier, j’ai créé un album de photos des gens qui me sont chers et je les ai commentées très brièvement. Avec le temps, d’autres apporteront peut-être des commentaires sur mes photos ou des commentaires sur les commentaires que je publie dans mon espace personnel.

En plus de créer des albums de photos, je peux aussi décrire mon parcours professionnel ou encore, faire une liste de mes films préférés. Plusieurs utilisateurs de Facebook sont à créer des mini-applications de toutes sortes qu’ils partagent avec la communauté afin d’enrichir le contenu des fiches.

Lors de mes visites sur d’autres fiches, j’ai été aussi un peu surpris de voir de nombreux commentaires en anglais, écrits par des francophones. De façon générale, les propos sont plutôt légers et la qualité de la langue est généralement correcte, en français comme en anglais.

À date, ce qui me fascine dans Facebook, c’est le maillage, le croisement d’amis communs. Ce qui me plaît beaucoup aussi, c’est de découvrir ce que sont devenus des jeunes qui avaient 12 ans la dernière fois que je les ai vus, de les voir cheminer à un autre moment de leur vie, d’être témoin de leur parcours professionnel naissant.

Mon deuxième constat : Facebook permet, à qui le veut, d’aller au-delà du « fiftheen minutes of fame ».

 

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