Culture et société

Il était une fois Walt Disney

Dernièrement, je me suis rendu à l’exposition Il était une fois Disney au Musée de Beaux-Arts de Montréal.

Je tenais à voir cette exposition car l’univers fantastique de Walt Disney fait parti des plus beaux souvenirs de mon enfance. Tout petit, lorsque je regardais des extraits de Fantasia à la télévision, j’étais fasciné par le visuel et par la musique qui m’envoûtaient. Je ne le savais pas alors, mais j’étais en train de commencer à acquérir les bases de la culture classique. Je rêvais aussi d’aller en Californie pour voir Disneyland, cet endroit fabuleux où il était possible de quitter son quotidien pour se rendre dans le monde de la fantaisie (sur une plaque à l’entrée du parc , il y a cette mention : to leave reality and enter fantasy).

Il était une fois Disney est une exposition destinée d’abord et avant tout aux adultes.

L’exposition

Elle brosse un portrait de celui qui a donné son nom à l’entreprise. On y apprend, entre autres, que Disney était autre chose que l’image du gentil monsieur doux , à l’allure paternelle qui projetait. Il était également férocement opposé au syndicalisme et au communisme (qu’il voyait partout à la suite d’une grève dans ses studios). Il a même fourni des noms à la Commission McCarthy qui a fait dans les années 50 une lutte chimérique aux communistes.

Sur le plan artistique, le père de Mickey Mouse, s’est inspiré de la mythologie (grecque, romaine, celtique, moyen-orientale et orientale), de la tradition orale, des histoires et des illustrations des contes classiques, de la musique classique et contemporaine, ainsi que des films des années 30.

Sur le plan technique, Disney, qui avait été grandement impressionné dans son enfance par les animations sur praxinoscope d’Émile Raynaud, a été un pionnier des techniques modernes de l’animation faite à partir d’illustrations.

Sur le plan idéologique, la vie présentée par Disney, autant les personnages que les scènes, est romantique et bucolique. Elle représente toujours la lutte entre le bien et le mal, elle montre toujours un monde bipolaire où tout est blanc OU noir et où généralement le blanc est le vainqueur. Disney se plaisait à dire : « Il y a assez de laideur et de cynisme dans le monde pour que je n’en rajoute pas ».

L’exposition Il était une fois Walt Disney est à voir... ne serait-ce que pour reprendre contact avec l’enfant qui sommeille en soi.

 

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