Culture et société

Cette année encore, une production record...

Dans quelques mois, ce sera le 15e anniversaire de l’effondrement de l’Union soviétique. L’URSS est tombée le 26 décembre 1991 après 69 ans d’existence. Ce pays a connu un certain succès sur les plans sportifs, scientifiques et technologiques (entre autres en aérospatiale et en aéronautique). Les résultats atteints dans ces domaines ont été possibles grâce à des investissements financiers et humains massifs qui ont assuré la gloire et la grandeur de l’État.


Ce succès reposait sur une économie planifiée dirigée par une bureaucratie sclérosée qui passait souvent plus de temps à dissimuler erreurs et abus afin de protéger la ligne du parti, ne pas déplaire aux hautes instances du Politburo et aussi pour conserver leurs privilèges dans l’appareil gouvernemental.

Ce « succès » reposait sur le mensonge.

Combien de fois les a-t-on entendus dire que l’URSS avait connu « des records de productions phénoménaux à la fin d’un plan quinquennal » alors que l’ont voyait les camarades faire la queue dans la rue pour obtenir nourriture et biens de base ?

Pourtant, de nombreux bilans étaient publiés pour prouver que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes alors que, dans la réalité, dans le quotidien du peuple, de plus en plus de vodka devait être absorbée pour engourdir la sensation d’impuissance face à une misère économqiue croissante.

L’Union soviétique n’est pas tombée à cause de ses succès. Elle est tombée parce que la nomenklatura n’était plus capable de faire semblant que tout allait bien. Le poids du mensonge et des demi-vérités a eu raison de la raison d’état.

L’Union soviétique n’est plus. Mais, est-il possible que le modèle lui ait survécu ? Y a-t-il encore des fonctionnaires de l’état qui croient que le fait de cacher des problèmes fait que, automatiquement, ils n’existeront plus ? Je ne le souhaite pas aux habitants des quinze républiques qui ont repris leur liberté après l’effondrement de l’empire soviétique. Je ne le souhaite à personne.

À tous les apparatchik, je souhaite de pouvoir trouver la force de la transparence, le courage et la volonté de dire les choses telles qu’elles sont. Ils doivent garder à l’esprit que dès l’âge de 8 mois un bébé prend conscience que, même s’il ne voit plus l’objet devant lui, cet objet existe toujours.

 

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